Partir, c'est mourir un peu


Mais heureusement que Nantes, c'est bien aussi!

A bientôt au prochain épisode...

Los veranos de la Villa

Pour finir ces cinq mois en beauté, je suis allée voir deux gros concerts pendant le festival Los Veranos de la Villa : los Planetas et Patti Smith.

Pour ceux qui ne connaissent pas Los Planetas, ça donne ça


Et sur scène ça fait ça

Allez, avouez, elle est chouette ma photo, on a l'impression d'y être, non?


La scène était très bien placée, en plein air, avec vue sur le Palacio Real, la cathédrale et la coupole de San Francisco el Grande.


Bon, ça aurait été mieux si j'avais révisé consciencieusement et appris les paroles par cœur... Mais c'était quand même sympa. Le public était moins enthousiaste que ce que j'aurais pensé (les vrais fans étaient sans doute tous dans la fosse alors que moi j'étais assise dans les gradins), à la fin du concert, ils sont revenus faire un bis parce qu'ils le voulaient bien, pas parce que les spectateurs les ont rappelés avec insistance... Donc pas le gros délire mais un bon souvenir de concert quand même.

Et je suis allée voir Patti Smith. Pour ceux qui ne savent pas à quoi ressemble Patti Smith, ça donne ça




Eh ben Patti Smith, ça envoie sacrément du bois. Patti Smith est sympa quand elle salue en espagnol, Patti Smith est bien informée quand elle fait référence au 15M, Patti Smith fout la chair de poule et les larmes aux yeux quand elle récite du García Lorca (ce blog est García Lorca friendly, je rappelle) ou quand elle chante une chanson pour son fils, Patti Smith ressemble à une petite fille quand elle met une barrette pour tenir sa frange mais Patti Smith crache par terre, Patti Smith réussit à ce que le public, entassé dans un théâtre à l'italienne, finisse debout dans les allées et aux balcons pour "Because the night" et "People have the power". Patti Smith rules, Patti Smith rocks.

Dans mon quartier

Constat n°1: on kiffe le pape, visiblement.



Et ça m'a fait penser à ça




J'espère que lui et Nathalie seront là, avec leurs quatre enfants : la chanson date de 2006, en espérant qu'il l'ait retrouvée vite, et qu'elle n'ait pas dit non oh mais si (ou non au messie, ça reste un mystère!!), c'est le minimum qu'ils aient pu faire! 

Constat n° 2 : Federico García Lorca a habité à deux rues de chez moi 

Si ça c'est pas un signe... De quoi je ne sais pas trop, mais c'est un signe quand même.

I ♥ my stage

En ce moment, au théâtre, on héberge des fourmis. Des grosses fourmis, de la compagnie Ferroluar




Elles bougent toutes seules quand elles détectent un mouvement près d'elles, ouvrent et  ferment leurs mandibules et, quand elles sont allumées, ont les yeux rouges. Autant dire que, si on fait pas gaffe, on peut vite se faire pincer les mollets.
On les a fait prendre l'air il y a deux semaines, et elles se sont baladées dans une rue de Madrid. J'ai découvert le plaisir de l'art de rue : les gens qui passaient par là s'arrêtaient, intrigués, restaient quelques minutes regarder ces bestioles et repartaient, tous contents de cette rencontre inattendue et gratuite (et nous ça nous a permis de refourguer un max de programmes du théâtre. Ce qui n'a visiblement aucune influence sur le nombre (restreint) de personnes qui viennent au théâtre en ce moment...).
Et ces fourmis, elles ont des frères et sœurs





Et tant qu'on est dans les vidéos, je vous montre ce qu'on a au programme en ce moment
Debout de bois, de La Main d'Oeuvres (des p'tits gars d'Amiens)


Cuerdo, du danois Sr. Stets


Et Circo Humano Interior de Onírica Mecánica (là c'est la version pour enfants)



Eh ben je peux vous dire que je préfère de loin ce cycle de théâtre d'objets à celui de danse contemporaine d'avril! Même si on a eu une pièce sublime, géniale, magnifique (je l'ai vue deux fois, c'est pour dire), de la compagnie Projects in Movement qui s'intitule Al menos dos caras (Au moins deux faces)


Je vous laisse deviner pourquoi c'est super chouette de faire un stage dans une salle alternative! Sur ce, je m'en vais raconter mon enthousiasme dans ce qui sera sans doute mon chef d’œuvre : mon mémoire de M2...

La fin du monde n'aura pas lieu en 2012, elle aura lieu le 5 août prochain

Hier, en procrastinant à mort faisant mon habituel tour de la presse quotidienne, j'ai lu cet article dans Le Monde, sur la probable future grève des pilotes de ligne chez Air France. Et là je me suis dit "faut que je dénonce!". Entrons donc dans la phase dénonciation, qui n'a a priori rien à voir avec ce que je raconte sur ce blog (à part la fois où j'ai dit que manger du concombre espagnol en Allemagne, c'était mal).
Bon, au premier abord, je ne suis pas complètement sûre du bien fondé de leurs revendications, surtout que c'est aux dépends des hôtes et hôtesses de l'air (pourquoi on les appelle des stewards quand ce sont des hommes?) qui doivent pas avoir le boulot le plus fun du monde : accueillir des gens, être à leur service tout en souriant 12h par jour, tout ça avec bas de contention et dans certains cas décalage horaire, y a mieux. Oui, certes, y a pire aussi. Pilote de ligne, ça ne me semble pas être le boulot le plus fun du monde non plus, amener un avion d'une ville à une autre sans rien en voir, mais c'est une appréciation personnelle. Et visiblement ils sont assez bien payés pour le faire.
Mais d'un autre côté, une grève de pilotes, ça peut nous remettre les pieds sur terre (hahahah... ou pas). Parce que oui, une grève, c'est toujours embêtant et que moi aussi si j'étais coincée dans un aéroport je pesterais un peu, mais pour être efficace, faut bien que ce soit embêtant. Si les pilotes/cheminots/infirmières/profs font grève dans la nuit du 18 au 19 mars, je doute que ça ait un quelconque effet. Et parce qu'une grève de pilotes, on a l'impression que c'est comme si la IIIème Guerre Mondiale allait éclater. Je note juste au passage qu'en Espagne, quand les aiguilleurs du ciel ont fait grève à Noël, le gouvernement a sorti les tanks et a décrété l’état d'urgence. D'accord, les mecs ont pas été très réglos et ont fait croire qu'ils étaient malades et que c'est pour ça qu'ils pouvaient pas venir bosser sans avoir prévenu en avance. Mais sortir les tanks? Parce que les gentils touristes n'allaient pas pouvoir voyager (en rejetant un max de dioxyde de carbone) et aller passer leurs vacances de Noël au soleil? Parce que consommer est plus important que revendiquer ses droits? 
A ne pas rater, le commentaire du "voyageur excédé" qui assure que cette grève va "occasionner une triste pagaille avec les drames humains consécutifs". Les drames humains, quoi... A côté de ça, c'est bon, la situation d'Haïti, ça va, c'est de la gnognotte, eux ils ont pas à dormir dans un aéroport en attendant leur vol, ils ont juste à attendre le choléra (bouh, comment je balance!)

Procrastination

Définition : "Tendance pathologique à différer, à remettre l'action au lendemain." Le Petit Larousse

Exemples :
- mettre son réveil pour aller faire des recherches à la bibliothèque, l'éteindre lorsqu'il sonne et se rendormir profondément. Deux jours de suite.
- regarder le curseur clignoter en haut de la 5ème page de son mémoire (plus que 76!) et se dire que 5 pages en 4 jours, c'est pas mal, aujourd'hui on peut bien se reposer (alors que non, c'est mal, mon coach m'a dit au moins 2 pages par jour)
- rafraichir sa boite mail toutes les 5 secondes et constater qu'aucun mail n'est arrivé depuis.
- faire le tour de Facebook. Constater qu'aucun ami n'a publié quoi que ce soit. Refaire le tour de Facebook. Constater qu'aucun ami n'a publié quoi que ce soit, encore. Re re faire le tour de Facebook. Constater... etc.
- regarder Le petit journal sur le site de Canal+ tout en se disant que c'est pas parce qu'on le regarde tous les jours qu'on va le mettre dans la bibliographie de son mémoire.
- se souvenir, qu'hier, on a trouvé un super document hyper intéressant sur le théâtre alternatif en Espagne (et que celui là, oui, on pourra le mettre dans la bibliographie de son mémoire) et avoir la flemme de le lire
- avoir beau se dire "si je bosse bien maintenant, ça me fera plus de temps de libre quand je rentrerai en août", mais ne rien faire quand même.
- se préparer mentalement un repas super équilibré, pour se donner bonne conscience (manger étant considéré comme une perte de temps de seconde zone chez le sujet rédigeant un mémoire, juste devant prendre une douche et s'habiller histoire de pas trainer toute la journée en pyjama) et se préparer réellement des pâtes au jambon, pour la 4ème fois de la semaine
-écrire un article de blog pour dire qu'on procrastine